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Une belle lecture, tirée d'une histoire vraie, celle de Rosemary Brown*.
On suit un journaliste qui, incrédule, doit faire un article sur cette vieille dame qui prétend voir Chopin chez elle. Une maison de disque est prête à lui faire enregistrer ces morceaux inédits du compositeur.
Au fil des pages, on se demande si cette medium pour le moins attachante est bien ce qu'elle dit être. Est-elle une virtuose cachant son savoir-faire ? Est-elle abusée par une supercherie ? Comment peut-elle retranscrire aussi bien la musique alors qu'elle n'a, dit-elle, qu'une vague notion de musique ?
Difficile de se faire une idée.
L'histoire
Prague, automne 1995 : une habitante prétend « recevoir » chez elle la visite d'un compositeur illustre dont elle a le privilège de porter à l'attention du plus grand nombre les partitions qu'il lui dicte au fil de leurs rencontres. Au point de séduire une maison de disques. Sauf que le grand homme en question s'appelle Frédéric Chopin, et qu'il est mort à Paris, un siècle et demi plus tôt...
Supercherie ? Mystification ? Tel est, en tout cas, le sentiment bien naturel de Ludvík Slaný, journaliste, au moment où il s'apprête à enquêter sur cette histoire pour le compte de la télévision d'un État sorti depuis peu de l'ère communiste.
Commence alors une chasse au fantôme, entre matérialisme obtus et croyances en tout genre, espions reconvertis en enquêteurs privés, tenants d'un ordre ancien métamorphosés en jeunes loups du nouveau régime, où une paisible cantinière à la retraite révèle à un monde bouleversé la part d'ombre et de folie sur lequel il se réinvente.
Rosemary Brown (1916-2001) prétendait entrer en communication post mortem avec nombre de compositeurs décédés qui l’auraient expressément sollicitée depuis l’au-delà à dessein présomptif de prouver l’existence d’une vie après la mort.
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(source Francemusique https://www.francemusique.fr/)